LanzaTech a finalisé son premier vol commercial utilisant un mélange à 50% de carburant durable (SAF) issu du recyclage de gaz de décharge. La technologie de l’entreprise repose sur la fermentation des gaz riches en carbone par des bactéries spécialisées, transformant ainsi la pollution atmosphérique et les émanations de déchets en éthanol, puis en kérosène de synthèse. C’est une application directe de la revalorisation des déchets gazeux appliquée au secteur le plus difficile à décarboner : l’aviation.

Le processus, qualifié de « recyclage du carbone », utilise des bioréacteurs à flux continu où les micro-organismes agissent comme des catalyseurs biologiques. L’avantage majeur est la flexibilité : le système peut ingérer aussi bien du monoxyde de carbone issu de la sidérurgie que du méthane provenant des centres d’enfouissement. Cette capacité à traiter des flux de déchets hétérogènes est un atout stratégique pour les municipalités cherchant à valoriser leurs rebuts ultimes tout en créant une source de revenus locale et durable.
Sur le plan économique, LanzaTech a annoncé la signature d’un contrat de fourniture pluriannuel avec trois compagnies aériennes majeures. Le passage à l’échelle industrielle permet enfin de réduire les coûts de production, rendant le SAF biologique compétitif face aux carburants fossiles, surtout avec l’augmentation prévue des taxes carbone. Cette synergie entre traitement des déchets et transition énergétique illustre parfaitement comment la greentech peut transformer une contrainte environnementale en un levier de croissance économique mondiale.
