Des chercheurs ont développé une méthode de valorisation du polychlorure de vinyle en lubrifiants à forte valeur. Le PVC équipe notamment les canalisations, câbles, emballages, dispositifs médicaux et intérieurs automobiles. Sa robustesse explique son succès, mais complique sa fin de vie. Son chlore peut générer des émissions toxiques pendant certains traitements. L’équipe exploite les liaisons carbone-chlore comme points réactifs. Elle remplace les atomes de chlore par des chaînes alkyles, puis transforme le squelette carboné.

Les scientifiques mélangent du PVC avec du trichlorure d’aluminium à 70 degrés Celsius. Cette étape retire le chlore du polymère. Ils ajoutent ensuite une alpha-oléfine pour créer des structures ramifiées utiles à la lubrification. Une hydrogénation élimine enfin les liaisons insaturées restantes. Le produit obtenu appartient à une famille de polyalphaoléfines dérivées du vinyle. Les chercheurs peuvent ajuster ses propriétés en modifiant la position et la longueur des ramifications. Les essais documentent des performances concernant la viscosité, le frottement et l’usure.
Cette approche pourrait offrir de meilleurs débouchés que le recyclage dégradant traditionnel. Elle valorise le carbone existant au lieu de considérer le chlore comme un handicap. Toutefois, la réussite industrielle dépendra d’une exploitation continue à plus grande échelle. Une analyse du cycle de vie devra confirmer l’avantage environnemental. Les flux réels contiennent des additifs, contaminants et formes différentes, qui compliqueront probablement la préparation. Le procédé consomme également des réactifs et nécessite plusieurs opérations chimiques.
L’équipe réalise une analyse technico-économique et envisage une valorisation commerciale. Son responsable travaille au lancement d’une entreprise et recherche une licence pour industrialiser la technologie. Pour les professionnels des déchets, cette recherche ouvre une piste concrète de surcyclage. Elle devra maintenant prouver sa sécurité, sa rentabilité et sa robustesse hors laboratoire. Le potentiel demeure important pour un plastique difficile à traiter.
