Écologie – Recyclage des déchets peu radioactifs

La déconstruction des sites nucléaires ainsi que de l’activité de certaines industries utilisant des matériaux naturellement radioactifs génèrent des déchets dits « de très faible activité ». Dans de nombreux pays, ces déchets sont considérés comme non-radioactifs, mais en France, ils sont considérés comme radioactifs.

En France, les déchets qui sont considérés comme radioactifs sont entreposés dans une installation spécifique. En effet, tous les déchets issus d’une installation nucléaire doivent être considérés comme potentiellement radioactifs, selon la législation française. Il s’agit d’une méthode peu coûteuse et qui permet de gérer facilement les déchets nucléaires. En revanche, cette méthode apparaît comme contestable puisque les matériaux à faible activité ne peuvent pas être recyclés.

La France devra penser au démantèlement de certaines installations nucléaires (centrales, laboratoires, usines…), mais elle devra également revoir le système français de gestion des déchets en autorisant la revalorisation de ceux qui sont non-radioactifs. En effet, ces déconstructions vont générer énormément de déchets qui renferment également des déchets qui sont plus difficiles à stocker, mais qui sont de très faible activité (TFA). Issus du secteur industriel, ces déchets sont en grande partie composés de ferrailles et de gravats qui sont moins dangereux, car moins radioactifs.

Comme ils sont considérés comme potentiellement contaminés, les TFA sont stockés dans l’Aube, au Cires (Centre industriel d’entreposage et de regroupement). Pour l’heure, 500 000 m3 de déchets y sont stockés, mais avec les opérations de démantèlement des installations nucléaires à venir, ce volume va atteindre 2,3 millions de m3 à l’achèvement du démantèlement du parc nucléaire français, selon la présidente de la Commission indépendante chargée du débat sur le PNGMDR (Plan national sur la gestion des matières et déchets radioactifs), Isabelle Harel-Dutirou.

Il faudrait alors réfléchir s’il est préférable de les stocker de la même manière qu’aujourd’hui ou de prévoir l’optimisation de leur gestion, toujours selon Isabelle Harel-Dutirou.

L’existence des alternatives incite les opérateurs français à appeler le gouvernement afin qu’il révise le système actuel en raison de l’importance du volume de déchets qui vont affluer dans les années à venir.

Le traitement par fusion des TFA à faible radioactivité permet de soustraire les traces de radioactivités et de produire un lingot ne présentant aucun risque. Les industriels proposent ainsi un seuil maximal de radioactivité à ne pas dépasser dans la revalorisation des déchets peu radioactifs.

Dans les autres pays de l’UE, ce type de dispositif baptisé « seuil de libération » permettrait d’assurer l’absence de danger pour le grand public quant au métal recyclé et revendu.

Author: Domoina

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