Biotechnologies et bioéconomie – Le 4 février 2026, s’est tenu à Bruxelles un sommet décisif réunissant chercheurs et industriels sous l’égide de l’INRAE et de l’infrastructure européenne IBISBA. Cette rencontre a marqué le lancement de la seconde phase du « Biotech Act », une stratégie industrielle européenne visant à faire des biotechnologies le moteur de la souveraineté économique et de la transition écologique. En plaçant le vivant au cœur des processus de fabrication, l’Europe ambitionne de substituer les méthodes chimiques traditionnelles par des solutions biologiques plus propres, tout en garantissant une compétitivité accrue face aux marchés mondiaux.

L’innovation biotechnologique de 2026 se concentre sur la valorisation intégrale des ressources. Grâce à l’utilisation d’enzymes de nouvelle génération et de micro-organismes optimisés par l’IA, les résidus agricoles et les déchets organiques ne sont plus perçus comme des rebuts, mais comme des gisements de matières premières. Ces avancées permettent de produire des bioplastiques, des fertilisants naturels et des bioénergies à faible empreinte carbone. Ce modèle d’économie circulaire, soutenu par des infrastructures de pointe comme le PEPR B-BEST, vise à réduire drastiquement la consommation d’énergie et de ressources fossiles dans l’agro-industrie.
Enfin, le sommet a souligné l’importance de structurer un continuum efficace entre la recherche fondamentale et le déploiement industriel. Pour 2026, l’enjeu majeur reste la « bioproduction » à grande échelle : transformer les preuves de concept de laboratoire en usines de transformation biologique opérationnelles. En facilitant l’accès des start-up Greentech aux données et aux pilotes industriels, l’Union européenne souhaite accélérer la mise sur le marché d’innovations durables. Cette dynamique renforce la résilience des territoires et positionne la France et ses partenaires comme leaders de la transition environnementale par la technologie.
