Biotechnologie – La société biopharmaceutique Néovacs a annoncé que le projet VECT‑PI a été retenu pour un financement de 2 millions d’euros sur 42 mois dans le cadre du programme France 2030.

Dédié aux maladies inflammatoires et auto‑immunes, ce projet vise à développer des microparticules polymériques capables d’acheminer des ARN messagers thérapeutiques vers des cibles immunitaires. Le consortium est piloté par le CNRS et l’Inserm sous la coordination de la chercheuse Nathalie Mignet du laboratoire UTCBS. Le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) apportera son expertise pour accélérer la mise sur le marché.
Néovacs précise que ce financement s’inscrit dans le Programme et Équipements Prioritaires de Recherche (PEPR) « Biothérapies et bioproduction de thérapies innovantes ». Le projet VECT‑PI doit apporter une solution de vectorisation flexible et peu immunogène, complémentaire des technologies à base de nanoparticules lipidiques. L’objectif est d’élargir l’éventail des traitements innovants et de renforcer la souveraineté technologique française en biotechnologies. La somme allouée permettra de financer les travaux précliniques, les études de toxicologie et la mise en place d’un démonstrateur industriel.
Pour les acteurs du secteur biopharma, cette sélection illustre l’ambition de France 2030 de soutenir des plateformes génériques et de mutualiser les compétences entre académiques et industriels. Néovacs, qui développe déjà des vaccins à ARN messager, voit dans VECT‑PI un relais de croissance. Les professionnels devront suivre de près la réussite technique et réglementaire de ce programme, qui pourrait ouvrir de nouvelles perspectives de marché pour les thérapies ciblées.
