Biotechnologies – Ginkgo Bioworks, le leader de la programmation cellulaire, a dévoilé les résultats d’un partenariat stratégique avec un consortium pétrochimique. L’annonce porte sur la création de souches de levures et de bactéries modifiées via CRISPR capables de métaboliser directement le dioxyde de carbone atmosphérique pour produire des acides aminés et des précurseurs de bioplastiques. Cette percée en recherche biotechnologique transforme le CO2, jusqu’ici considéré comme un déchet gazeux encombrant, en une ressource précieuse pour l’industrie chimique de demain.

Le mécanisme biologique est une prouesse d’ingénierie : les chercheurs ont intégré des voies métaboliques inspirées de plantes extrêmophiles dans des micro-organismes industriels robustes. Ces « usines vivantes » peuvent être installées directement à la sortie des cheminées d’usines pour capter les émissions à la source. En plus de réduire l’empreinte carbone des sites industriels, cette solution génère des produits dérivés à haute valeur ajoutée, comme des biopolymères ou des engrais verts. Le business model repose sur la vente de ces souches brevetées et la perception de redevances sur le carbone capturé.
Cette technologie de « Carbon Capture and Utilization » (CCU) par voie biologique représente le futur de la greentech. Contrairement au stockage souterrain de carbone, risqué et coûteux, la conversion biologique offre un retour sur investissement tangible. Ginkgo Bioworks estime que cette approche pourrait décarboner jusqu’à $15\%$ de l’industrie chimique lourde d’ici 2035. L’annonce a provoqué un regain d’intérêt massif des investisseurs pour les bioprocédés de masse, confirmant que la fusion entre l’informatique et la biologie est le moteur de la nouvelle économie verte.
