Ici, vous pouvez tout apprendre sur les microstations d’épuration, ces dispositifs tout-en-un compacts et performants. Depuis leur fonctionnement jusqu’à tous les modèles disponibles sur le marché, nous sommes là pour vous guider !

Coût de fonctionnement d’une microstation

En recherchant un dispositif d’assainissement non collectif, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver : les choix sont nombreux et il est parfois complexe de savoir quels sont les avantages et les inconvénients.

En choisissant un dispositif, beaucoup de gens se concentrent sur le coût à l’achat sans forcément considérer le coût de fonctionnement. Or, celui-ci peut être déterminant ! Nous vous proposons donc de nous pencher sur le coût de fonctionnement d’une microstation !

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Micro-station d’épuration, un système d’épuration à part entière

De plus en plus de propriétaires de logements souhaitent réduire autant que possible l’impact de leur bien immobilier sur l’environnement. Aujourd’hui, il existe une grande variété de système conçus pour rendre une maison autosuffisante eau et en électricité.

Pour limiter l’impact de vos effluents domestiques sur l’environnement, il faut tout d’abord les épurer avant de les restituer à la nature. Pour ce faire, sachez qu’il existe de nouvelles technologies plus respectueuses de l’environnement qu’on appelle des micro-stations d’épuration.

Cette installation est très compacte comparée aux filières d’assainissement classiques. Elle est également tellement performante que les effluents relâchés peuvent être réutilisés pour l’arrosage des plantes de votre jardin. Il est même possible de les rejeter directement dans un cours d’eau sans que cela pose de problèmes sanitaires ou écologiques.

Ce système est plus souvent utilisé dans les habitations non reliées au réseau d’assainissement public. Comme son fonctionnement nécessite une alimentation électrique permanente, cela peut être compliqué de l’installer dans une résidence secondaire ou dans des zones très rurales. Dans tous les cas, c’est le Service Public d’Assainissement Non Collectif (SPANC) de votre commune qui aura toujours le dernier mot pour donner un avis favorable ou défavorable pour l’installation d’une micro-station.

Que comporte le coût de fonctionnement d’une microstation ?

Le coût de fonctionnement est réparti en 4 grands pôles :

  • consommation
  • entretien
  • vidanges
  • contrôle

Regardons donc ces quatre pôles de dépense l’un après l’autre.

Tout d’abord, nous allons voir les coûts annuels que peuvent générer cette filière d’assainissement. Ils sont liés à sa consommation d’électricité et son entretien annuel.

Consommation

Vous le savez sûrement, une microstation d’épuration consomme de l’électricité en permanence : c’est l’un de ses principes de fonctionnement. Si vous avez besoin d’un rappel sur le fonctionnement d’une microstation, n’hésitez pas à consulter notre dossier dédié.

Rapidement, cette électricité sert à amener de l’oxygène dans la seconde cuve de la station grâce à un compresseur. Cet oxygène servira à accélérer le traitement bactérien épuratoire.

La consommation électrique d’une microstation varie en fonction des modèles, mais il faut compter entre 30€ et 100€ par an, en fonction des modèles mais aussi de leur état d’usure. Un dispositif en mauvais état, par exemple si le compresseur est usagé ou défaillant, peut consommer plus.

Attention : Si le terrain ne présente pas une pente suffisante pour permettre l’écoulement des eaux usées, vous serez contraint de mettre en place une pompe de relevage qui fonctionne à l’électricité. Tous les ans, prévoyez donc un budget d’environ 150 euros pour sa consommation d’énergie et son entretien.

Entretien

Lorsque vous installez une microstation, la loi demande que celle-ci soit aux normes et reste fonctionnelle. Un dispositif non entretenu peut ainsi aboutir au retrait du certificat de conformité de la filière dans son ensemble, suite au contrôle d’un technicien du SPANC (Service public de l’assainissement non collectif).

Cela nous amène donc au second poste de dépenses : l’entretien de la microstation.

L’entretien est vivement conseillé pour conserver un dispositif en bon état. Le plus simple est de prendre un contrat d’entretien auprès d’un professionnel de l’assainissement : celui qui a installé votre matériel par exemple, mais il peut s’agir du fabricant ou d’un autre professionnel, voire du SPANC, dans certains cas.

Lors de cette opération, le spécialiste va procéder à des contrôles basiques et des vérifications plus poussées sur les différents éléments constituant votre micro-station, à savoir :

  • Le système de recirculation des boues,
  • Le matériel électromécanique,
  • Les conduits de ventilation,
  • Les systèmes d’alarmes,
  • L’exutoire,
  • etc.

La plupart du temps, le premier entretien est offert avec l’installation du dispositif, mais les entretiens ultérieurs sont bien entendu payants.

Comptez donc, pour ce genre de contrats, entre 50€ et 200€ par an, en fonction du type de contrat que vous choisissez.

NB : Il faut savoir que c’est seulement en faisant appel à un professionnel agréé que vous pouvez conserver la garantie du produit.

Voyons maintenant les dépenses que vous devez prévoir sur le moyen ou long terme afin d’assurer le bon fonctionnement de votre microstation.

Vidange

On pourrait penser que la vidange fasse partie des contrats d’entretien. Si cela peut être le cas, le plus souvent il s’agit d’une prestation facturée à part, qui doit obligatoirement être effectuée par un professionnel agréé.

La vidange d’une microstation se fait lorsque le volume des boues atteint 30% du volume de la cuve de décantation primaire.  La mesure des boues étant effectuée lors de l’entretien annuel, vous serez normalement prévu à l’avance du besoin d’une vidange.

Pourquoi faut-il vidanger régulièrement la microstation ? La réponse est simple : lorsque les boues dépassent le volume utile de la fosse, elles risquent d’arriver jusqu’au réacteur biologique et colmater progressivement le dispositif. Mais ce n’est pas tout ! Les boues peuvent aussi obstruer le réseau de collecte des eaux. Pire encore, ces boues peuvent être relâchées dans la nature sans avoir été traitées, ce qui peut nuire à la santé publique et entraîner des pollutions de l’environnement.

Les vidanges se font en moyenne tous les 2 ans, et coûtent entre 150€ et 300€ par opération.

Contrôle

Dernier poste de dépense, les coûts de contrôle.

Une fois tous les dix ans maximum, le SPANC* (Service Public d’Assainissement Non Collectif) doit contrôler votre installation. Il se peut que ce contrôle soit plus fréquent en fonction des SPANC, par exemple tous les 4 ans ou tous les 8 ans.

Ce contrôle est à votre charge et, selon SPANC Info Magazine, son coût varie de 50€ à 200€.

* Le SPANC est une institution publique dont la principale mission est de valider la conformité des installations d’assainissement non collectif dans sa zone d’intervention. Pour les systèmes d’assainissement neufs ou à réhabiliter, il a pour obligation de contrôler la conformité de leur conception, de délivrer le permis de construire et d’assurer la bonne exécution des travaux.

Autres éléments à prendre en compte

Une microstation est un dispositif conçu pour durer. Elle peut fonctionner correctement jusqu’à plus de 15 ans, à condition qu’elle soit bien entretenue. L’avantage de cette filière est que ces éléments d’usure sont démontables, facilement transportables et changeables. Mais ce qui la rend intéressante, c’est surtout le fait que ces pièces sont souvent fournies par le fabricant lui-même. Sinon, elles peuvent être trouvées dans des boutiques en lignes spécialisées.

Attention : lorsque le fabricant fournit ses propres pièces de rechange, assurez-vous que les éléments exclusifs qu’ils proposent n’impliquent pas des surcoûts. Prenons un exemple : pour Tricel, un fabricant leader de l’assainissement non collectif, le montant des pièces à changer pour sa microstation est d’environ 12 € TTC an pour un logement standard (6 EH). C’est un coût raisonnable pour ce genre de filière.

Pour finir, il faut noter que le coût de fonctionnement et d’une microstation est un peu plus élevé que celui des filières traditionnelles. En effet, l’épandage est un système passif qui épure les eaux sans avoir besoin d’énergie et son coût de maintenance se limite essentiellement à la vidange de la fosse.

Seulement, le risque de colmatage de l’épandage constitue un problème reconnu. Au fil des années, les éléments polluants dans les eaux usées finissent par former un biofilm dans ce dispositif et provoque son colmatage. La remise aux normes de la filière peut dans ce cas générer un coût non négligeable. Bref, sur le long terme, les coûts de ces deux filières sont donc presque similaires.

Des aides existent pour réduire les coûts de fonctionnement de votre micro-station

Le saviez-vous ? L’État met en place plusieurs sortes d’aides pour financer votre projet d’assainissement. Lorsque vous voulez installer une micro-station, elles vous permettent non seulement d’alléger le prix du dispositif, mais aussi les coûts liés à son entretien.

On cite par exemple l’abattement de la TVA à 10 %. Cette opportunité fiscale vous permet de financer la main d’œuvre et les frais liés à l’achat et la livraison de matériaux nécessaires à la réhabilitation de votre système d’assainissement.

La TVA à 10 % concerne les résidences principales, du moment que les travaux sont réalisés dans les logements achevés depuis plus de 2 ans.

À noter qu’une déclaration vous sera réclamée par les pouvoirs publics en cas de contrôle fiscal.

Bien entendu, d’autres types de mesures avantageuses vous permettent de s’acquitter des frais correspondant aux travaux effectués sur votre micro-station. Il est donc dans votre intérêt de vous adresser à votre SPANC pour connaitre les conditions d’éligibilité et les démarches à suivre pour en bénéficier.

Conclusion

Vous le voyez, les coûts de fonctionnement d’une microstation d’épuration peuvent être élevés :

  • Consommation : 30 – 100 euros par an
  • Entretien : 50 – 200 euros par an
  • Vidanges : 150 – 300 euros tous les deux ans
  • Contrôle : 50 – 200 euros par contrôle

Ce sont donc, au mieux, environ 300€ par an que vous allez devoir débourser.

Attention cependant : ne pensez pas que la microstation nécessite un entretien plus important que tous les autres dispositifs. La plupart de ces coûts sont en fait applicables à toutes les installations d’assainissement. Tous les dispositifs doivent par exemple être vidangés.

Il faut aussi ajouter à ces coûts de fonctionnement la redevance du SPANC, qui est l’équivalent de la redevance sur l’assainissement collectif que payent les propriétaires reliés au tout-à-l’égout.

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